EDITH  SMEESTERS à La Roche-sur-Yon

Edith Smeeters, conférencière québécoise, a réuni un public attentif à l’amphi de l’IUT de La Roche-sur-Yon, le 18 mars.

Que ce soit sur le compostage ou la réduction de l’usage des pesticides dans le jardin, elle a apporté le témoignage du Canada pionnier en la matière, avec un cocktail d’expressions bien québécoises. Ainsi, nos cousins utilisent des « boîtes à compost » pour leur compostage « domestique » comme pour le compostage « communautaire ».

La fierté des Nord-américains réside dans l’aspect de leur large pelouse qui s’étale devant leur habitation. L’envie d’avoir un tapis vert uniforme a été servie par les « compagnies » productrices de pesticides. La première interdiction d’utilisation des pesticides dans les jardins remonte à 1991 et la mesure a été généralisée au Québec en 2003. 20 ingrédients, soit 200 produits, ont disparu des pelouses et de l’horticulture. Les alternatives sont venues d’une autre gestion environnementale et d’une tolérance à la diversité des plantes. Ainsi, pour nourrir leur pelouse sans engrais, nos amis pratiquent « l’herbicyclage », dit mulching dans notre hexagone.

L’association COMPOST CITOYEN, organisatrice avec l’IUT, a apprécié le propos chaleureux d’Edith Smeesters et souhaite soutenir cette convivialité autour des sites de compostage de proximité en Vendée.

 

La plupart des pesticides maintenant interdits au Québec

4 avril 2006 - Si vous êtes de ces irréductibles qui ne peuvent supporter la vue d'un pissenlit sur leur terrain, il faudra vous y faire : la vente et l'utilisation de la plupart des pesticides sont désormais interdites au Québec, en raison des risques qu'ils posent pour la santé.

En effet, le 3 avril 2006 entrait en vigueur le dernier volet du Code de gestion des pesticides, bannissant une vingtaine d'ingrédients actifs - dont le 2,4-D et le carbaryl. Cette interdiction entraîne, dans les commerces, la disparition d'environ 200 pesticides domestiques vers lesquels se tournait près d'un Québécois sur quatre, selon Michel Gaudet, président de la Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP).

Bien qu'elle se réjouisse de l'application du code, la fondatrice de la CAP, Edith Smeesters, déplore qu'« aucune campagne d'information provinciale n'ait été diffusée par le gouvernement pour offrir des solutions de rechange » aux pesticides.

Il est en effet possible d'avoir une belle pelouse bien verte sans avoir recours aux pesticides. Pour limiter la prolifération des herbes indésirables, la CAP suggère d'aérer le sol, de le nourrir de compost et d'éviter de couper le gazon trop court. « On peut aussi remplacer le gazon par du trèfle ou des couvre-sols comme le thym. Bref, tout ce qui supporte la coupe et le piétinement », conseille Edith Smeesters.

Selon elle, il faut aussi cesser de rêver à une pelouse devant sa maison qui ressemble à un vert de terrain de golf. « Une pelouse-tapis, ça n'existe pas sans pesticides! Il faut plutôt accepter la biodiversité », tranche-t-elle.